Qualification pour l'Euro

Eliott Sorin – Equipe de France (U17)

À 24 ans, Eliott Sorin a définitivement tiré un trait sur sa carrière de footballeur professionnel. Aujourd’hui, il se concentre sur ses études, sans pour autant quitter le milieu du ballon rond.

Il est 18h30 passé. Après une journée de travail, Eliott Sorin nous accorde quelques minutes de son temps. Il faut dire que le jeune homme de 24 ans mène une vie bien remplie, entre études, travail et entrainements. Un nouveau rythme auquel il s’habitue, petit à petit, un peu plus de deux ans après avoir pris la décision de quitter le milieu du foot professionnel et de reprendre ses études.

 

Le Stade Rennais FC, son club formateur

Eliott n’a que 5 ans lorsqu’il rentre au Stade Rennais en débutant. C’est ici qu’il fait ses débuts, en montant les échelons et en devenant stagiaire pro à l’âge de 20 ans. Il intègre ensuite le centre de pré-formation puis le centre de formation. Mais il n’arrive pas à percer et l’entraineur de l’époque, Frédéric Antonetti, lui fait comprendre qu’il ne le prendra pas dans le groupe professionnel. Trois mois avant la fin de son contrat, Eliott prend la décision de partir en Suède, « pour voit autre chose. C’était une super expérience mais ce n’est pas pareil qu’en France. » Il décide donc de rentrer pour essayer de percer dans un autre club. « Je signe à Dijon, pour deux ans. Je commence avec la réserve mais au bout de six mois j’intègre le groupe pro. Pendant un an et demi ensuite, j’ai fait quelques apparitions en ligue 2, en coupe de France et coupe de la Ligue. Mais je ne suis pas prolongé. » Une déception mais pas de regrets: « J’ai tout fait pour y arriver et même si je n’ai pas réussi, je vais garder le positif. »

Eliott Sorin en 2011 avec le Stade Rennais (U19)

Eliott Sorin – Stade Rennais (U19 Nationaux)

 

Un nouveau départ

À 22 ans, Eliott décide alors de revenir à Rennes et de reprendre ses études. Il décroche un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) en alternance l’an dernier et rentre en septembre 2017 dans une formation moins orientée vers le commerce mais plutôt vers le marketing à l’ESG à Rennes: un bachelor en commerce marketing, là aussi en alternance. Ce qu’il veut faire plus tard ? « Aucune idée ! Je veux poursuivre mes études mais je n’ai aucune idée. L’avantage c’est que la société d’aujourd’hui ne nous met pas de limites de ce côté là. Je suis curieux alors je vais bien voir. »

Eliott Sorin avec son équipe actuel. AS Vitré (N2)

Eliott Sorin – AS Vitré (N2)

 

 

La découverte du milieu amateur

Et le foot dans tout ça ? « Je ne voulais pas arrêter le foot, c’était impensable ! Mais le niveau national ne m’intéressait pas. Il ne permet pas de conjuguer foot et études et j’avais envie de reprendre les études pour avoir un bagage solide. » Eliott signe donc à l’AS Vitré. Un choix qui n’est pas anodin puisque l’entraîneur du club n’est autre que Michel Sorin, son papa, ancien joueur et entraineur du Stade Rennais. « C’est clair que ça peut paraitre complexe d’avoir son père comme entraineur mais c’est très bien perçu et mon frère joue également avec moi et ça se passe très bien. » Le choix de l’AS Vitré, c’est aussi purement sportif… Le club évolue au plus haut niveau amateur.

 

Études, football amateur et travail: un rythme intense

Eliott Sorin le reconnait: « la transition a été un peu compliquée. Il faut faire avec les études, le travail parce que je suis en alternance et les entrainements. » Et il a fallu faire avec un nouveau contexte, celui du football amateur. Pas facile quand on a connu le monde professionnel. Mais aujourd’hui, il s’y retrouve pleinement. « Le football au niveau professionnel c’est un monde à part. Là, je découvre d’autres milieux, je rencontre d’autres personnes… Forcément entre les entrainements trois fois par semaine, le match le samedi, les études et les journées de travail, c’est difficile au début. Je fais des journées où je commence à 8h30 et je rentre chez moi vers 21h30 après l’entrainement. Mais j’ai trouvé l’équilibre maintenant. »

C’est donc épanoui qu’Eliott Sorin trace sa route. Avec un avantage que le monde professionnel procure et qu’il apprécie: « on prend du plaisir ! Le club, les coéquipiers… c’est une bande de pote, la concurrence est moins importante et il y a moins d’égo. Même si le côté sérieux et professionnel est présent quand je joue, je prends encore plus de plaisirs aujourd’hui ! »

 

Recueilli par Christophe Majat.