Après avoir évolué deux saisons aux Etats-Unis, André Auras (25 ans) a signé son retour en France. Depuis l’été dernier, le milieu de terrain a rejoint le Finistère, là où sa carrière professionnelle a commencé, et le club amateur de Plabennec (CFA). Aujourd’hui, l’ex-Brestois a retrouvé du temps de jeu et veut encore croire à une carrière chez les pros.

A la relance. Depuis l’été dernier, André Auras porte les couleurs du Stade plabennécois (Finistère). Un club aux portes de l’élite où le milieu de terrain compte rebondir. « Cette année, j’aspire à retrouver du temps de jeu et une exposition », indique le joueur. Oui car il y a encore trois ans, André Auras évoluait au plus haut niveau, chez les pros du Stade Brestois.

« Il fallait continuer d’apprendre et de travailler »

Après avoir grandi et fait ses classes à Tours, en Indre-et-Loire, André Auras est parti un an au centre de pré-formation à Chateauroux (Indre). Avant d’être repéré par l’AJ Auxerre. « J’ai intégré le club l’année de mes 16 ans », précise le milieu de terrain. Au terme de ses cinq années au centre de formation, le club bourguignon ne lui fait aucune offre vers le monde pro. Déçu mais pas abattu, le joueur rejoint le Stade Brestois.

Crédit Photo : JM Louarn – Foot29

Pendant un peu plus d’un an, André Auras évolue avec la CFA2 du club finistérien. A la suite d’une première apparition en Ligue 1, contre Saint-Etienne, il signe professionnel. « A ce moment-là, je me suis dit qu’une partie du travail avait été faite mais qui restait le plus dur car après il faut s’installer et s’imposer, souligne-t-il. Il fallait continuer d’apprendre et travailler. »

Malgré huit apparitions en deuxième partie de saison (dont quatre titularisations), le jeune joueur doit faire face à la descente de Brest en Ligue 2. « Alors que je pensais voir mon temps de jeu augmenter, un nouvel entraîneur est arrivé. Et c’est le contraire qui s’est déroulé. » Relégué sur le banc de touche, André Auras décide de résilier son contrat – à six mois du terme – et quitte la Bretagne pour les Etats-Unis.

« Los Angeles ? Si c’était à refaire, je le referai »

De l’autre côté de l’Atlantique, André Auras rejoint les Los Angeles Galaxy. Si le joueur évolue en équipe réserve durant deux ans, il côtoie au quotidien des stars comme Landon Donovan (meilleur buteur de la Major League Soccer), Steven Gerrard ou encore Robbie Keane. « Ça a été très instructif de les côtoyer. » Tandis que le joueur français enchaîne les bonnes prestations, la concurrence de niveau mondial l’empêche notamment de rejoindre l’équipe première.

« Je reste très content de cette expérience. Elle m’a permis de découvrir une autre culture et d’apprendre pas mal de choses sur le plan humain et footballistique, signale-t-il. Si c’était à refaire, je le referai sans problème. » En attendant, André Auras est rentré en France afin « de faire une année complète et les meilleurs matches possibles ». Son choix s’est alors porté sur le Stade Plabennecois (CFA).

Aujourd’hui, le club finistérien lutte pour son maintien (16e de la poule). « J’espère qu’on va se sauver, on a notre destin entre nos pieds », lâche André Auras. Sur un plan personnel, le joueur veut encore croire à une carrière au plus haut niveau. « Je sais que ça va être difficile mais c’est possible, s’exclame-t-il. Il faut travailler et toujours y croire. » Sa force de caractère et sa volonté seront-ils gages de réussite ?

Maxime BARON.

 

Le quizz du Stadiumer :

Quel est ton joueur préféré ? Et pourquoi ?

Yaya Touré (Manchester City). D’abord parce qu’il joue au milieu de terrain comme moi (il sourit), puis parce qu’il a cette capacité à pouvoir aussi bien défendre qu’attaquer. Il a un volume de jeu et une puissance indéniables. Pour moi, peu de milieu de terrain sont capables de réaliser ce qu’il fait. Au top de sa forme, il a sa place dans le onze européen !

Quel est ton entraîneur préféré ? Et pourquoi ?

Gérald Baticle (adjoint à l’Olympique lyonnais en L1). Même si tous les entraîneurs d’Auxerre m’ont marqué chez les jeunes, je retiens un peu plus Gérald Baticle… Peut-être parce qu’à 18 ans, j’étais aux portes du monde pro.

Qu’est-ce qui fait la « beauté » du foot amateur ?

La solidarité ! La bonne ambiance également qui règne au quotidien… Malgré les résultats, on ne se prend pas la tête et on continue à prendre du plaisir.